SOSAD sos zanimaux en detresse

18 fé, 2009

SOSAD au secours d'un pauvre petit cheval.

ACTIONS — Par firedog @ 21:55

On acheve bien les chevaux...est le titre d'un excellent livre qui se fonde sur la pensée suivante: Il est des circonstances où il serait preferable d'être mort.

La solitude et l'absence de stimulus quand ils se combinent à la souffrance font en effet desirer le coup de grâce. mais çà, c'est une reflexion d'être humain qui ne supporte pas de voir la souffrance, de la contempler...

Les animaux, eux, vivent le moment présent et pourvu qu'on les soulage ou leur evite la douleur et les stimule et qu'ils mangent et boivent à leur convenance, la vie vaut d'être vécue. 

Moi, c'est ce que je pense, le debat est ouvert. Je suis contre l'euthanasie, sauf dans les cas de souffrance extrêmes.

Mais avant d'en arriver là, c'est d'abord la vie qu'il faut sauver, car après c'est trop tard...

Je crois qu'il y a des circonstances ou on accélère reellement les processus de vieillissement d'un animal. Voire sa mort certaine. Malheureusement, c'est la decision qu'a du prendre la DSV la derniere fois pour le cochon...(cliquez sur le lien pour connaitre l'histoire)                                                               
Trop tard...

 

bouuuuuuuu..... 

Ces circonstances sont tous des mauvais traitements envers les animaux.

  • malnutrition.
  • Mauvaise alimentation, irregulière, non conforme etc...
  • absence de soins quand ils sont malades
  • absence d'hygiene
  • Defaut d'abreuvement
  • detention dans des locaux ou des etables sombres ou insalubres, humides, jonchees de detritus ou avec de l'eau stagnante
  • dehors, sans abri, dans le vent et le froid etc...

J'en passe et des pires

alors....alors Que faire?

II. L’animal maltraité
C’est l’hypothèse où l’animal est trouvé malade, blessé et non soigné ; ou encore de
l’animal privé d’abreuvement, de nourriture ; ou encore de l’animal détenu dans de
très mauvaises conditions.
Ces éléments permettent d’envisager une mort rapide de l’animal si aucune décision
n’est prise pour y mettre un terme.
Dans ce cas, deux procédures de retrait de l’animal sont envisageables : la procédure
judiciaire et la procédure administrative.

A – Procédure judiciaire


Elle débute généralement par une phase administrative : un PV dressé par la DSV :
c’est l’hypothèse visée par l’article L. 214-23, paragraphe IV.
L’animal est retiré à son détenteur et mis en dépôt ou placé auprès d’une association
de protection animale. A notre connaissance, c’est toujours la deuxième solution qui
s’applique car l’animal retiré doit être pris en charge, soigné et surveillé : il ne suffit
pas de le mettre dans un lieu de dépôt.
Donc toute la charge financière de la mesure repose sur l’association de protection
animale (frais de transport, de soins, de nourriture : pension chez un éleveur). Afin
que ces frais soient supportés par le détenteur défaillant, l’OABA a obtenu une
modification de l’article L. 214-23 IV qui renvoie désormais à l’article 99-1 CPP.

Le PV DSV est transmis au parquet dans les 3 jours et c’est le parquet qui prend une
mesure judiciaire de retrait des animaux : Cf. le premier alinéa de l’article 99-1 CPP.
En principe, le parquet avalise la mesure prise par la DSV. Dans ce cas, tous les frais
sont supportés par le propriétaire des animaux (Cf. dernier alinéa) et l’association en
fait la demande devant le tribunal en se constituant partie civile et être ainsi
remboursée (sur factures).
Si par extraordinaire le parquet n’avalise pas le retrait DSV, les animaux doivent
alors être restitués mais l’association est déchargée rapidement des animaux et ses
frais réduits au minimum !
Cette procédure judiciaire est suivie pour des dossiers importants où les animaux
sont dans un état sanitaire déplorable et où une mortalité importante a déjà été
relevée sur l’exploitation. Il est vrai que les agents DSV ne peuvent prononcer le
retrait des animaux qu’en cas d’urgence.
En réalité, la DSV est confrontée à une alternative : soit trouver une association qui
accepte de prendre en charge les animaux afin qu’ils puissent se « retaper » et être
ainsi sauvés, soit attendre que les animaux soient mourants pour les euthanasier les
uns après les autres...

 B – Procédure administrative
 

C’est la procédure visée par l’article R. 214-17 dernier alinéa du code rural.
Il s’agit de l’hypothèse où les animaux sont gravement malades, blessés ou en état de
misère physiologique.
Dans ce cas, la DSV peut prendre « les mesures nécessaires
pour que la souffrance des animaux soit réduite au minimum » : cette notion vise
principalement l’euthanasie pour les animaux les plus mal en point.
Pour les autres, la DSV peut envisager de faire livrer de la nourriture, de faire venir
un vétérinaire pour soigner les animaux malades,...
Ces mesures peuvent éventuellement nécessiter un retrait des animaux. Soit la DSV a
un point de chute (lieu de dépôt : ferme voisine par exemple) et une ligne budgétaire,
soit elle n’en dispose pas et dans ce cas doit faire appel à une association de
protection animale.
Cette dernière devra alors déposer une plainte contre le propriétaire des animaux et
se faire rembourser ses frais au tribunal. Le dernier alinéa précise en effet que les
frais sont à la charge du propriétaire des animaux.


 Alors...alors...Je suis allée sur place
avec un elu de la commune ou se trouvent les animaux malheureux
la commune devait faire quelque chose...rien n'a bougé
alors...alors...J'ai contacté la DSV



 je vous offre à lire un extrait du courrier que j'ai envoyé à la Direction Generale des Services Veterinaires dont l'affaire dépend

            hier j'ai pu constater plusieurs manquements en effet aux conditions de detention des animaux domestiques.

  1. Un poney shetland blanc, totalement négligé et qui ne peut qu'à peine se mettre debout et donc se deplacer sur une pâture rendue  de toute facon insalubre par ses propres dejections.
  2. La raison du handicap du poney est due à l'etat avancé de fourbure. (Le pouls est rapide au niveau  du canon, et les veines sont tres tugescentes ) causé par l'absence de parage des sabots. mais peut-etre meme chronique.
  3. absence de nourriture et d'abreuvement. C'est moi qui ai procédé alors que l'animal ne repondait plus guère à mon appel. Je lui ai moi-meme donne a boire et ai laisse une gamelle que j'ai trouvee sur la de charge environnante qu'est devenu le terrain.

Conclusion:
Le froid etant très important ces jours-ci, l'absence de mouvement et de nourriture pourrait causer sa mort par hypothermie, il s'agit donc d'une urgence.
Sur les lieux, ou j'ai fait mander l'adjoint au maire de la commune de ....., nous avons aussi trouvé un bouc nain et un cochon asiatique non bouclés. La cloture etant absente ou detruite à plusieurs endroits, ils se nourrissent, après questions posées aux voisins, sur les terrains et les plates bandes environnantes. Bien que negligés, ils se debrouillent eux pour survivre.
etc.

je vous montre les photos que j'ai prises:

 

 les sabots sont si longs que le poney n'a plus ses aplombs pour se tenir debout.

et voici à quoi il ressemble ce pauvre petit. Sans nourriture, sans eau, dans le froid et le gel au coeur de l'hiver rigoureux. Sans autre abri que des cypres. Et que dire de toutes les pluies de cet hiver. Des gens le prennent en pitié et lui lancent du pain en passant sur la route...mais çà ne peut plus durer! Il faut le secourir! Et vite!

Alors...Alors...si rien ne bouge...
demain, j'irai porter plainte à la gendarmerie...

 

. Et j'espère qu'il y aura là-bas une âme compréhensive. Je sais, je ne peux les sauver tous. Oui, mais çà ne m'empêchera pas d'essayer d'en sauver le plus possible. Et si tout le monde faisait comme moi... 


Commentaires

  1. La DSV s'est déplacée après tous mes coups de fils...la propriétaire a du engager un veterinaire et un maréchal ferrand et a eu une sorte d'avertissement...les autres animaux(un bouc et un cochon) ont été cédé à d'autres personnes. Le cheval a été sauvé...mais pour combien de temps...a suivre.
    pour visiter le site: http://www.sosad.org

    Par chiendefeu/ SOSAD — 03 nov 2009, 17:44

  2. On ne peut malheureusement pas obliger les gens à céder leurs animaux, sauf avec un tribunal. Avec tout ce qu'ils ont à traiter, les procureurs donnent rarement suite à nos plaintes et la misère animale n'interesse que peu les autorités dans notre pays et les sévices de toutes sortes envers les animaux sont peu ou rarement punis. Il nous faut etre nombreux pour avoir du poids.

    Par chien de feu/SOSAD — 02 fé 2010, 08:20


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