AMSTAFFS, PITTS ET ROTTOTOS À VOS MARQUES...LE COMPTE À REBOURS A COMMENCÉ!
la SOSAD, malgré de nombreux sauvetages en maltraitance, des retraits d'animaux et de plus en plus de cas traités et considérés suite à ses plainteauprès de la DSV de 3 departements de Bretagne, la police de l'environnement, et les gendarmeries locales n'a pas eu beaucoup de temps pour vous donner des nouvelles sur le blog de l'asso.
A que je leur fais mon plus beau sourire
Et voilà, de l'asso elle-même vous n'en saurez pas plus aujourd'hui car l'heure est grave et le compte à rebours a commencé pour les détenteurs de chiens categorisés. Notre devoir entre autres étant d'informer le public sur les lois de protection des animaux et de l'environnement, nous ne dérogerons pas à cette tâche car trop de désinformation, d'intox mais aussi d'ignorance règnent sr ces sujets.
voici un article de presse qui est paru dans le télégramme aujourd'hui 19 novembre 2009 et qui pourra donner un peu de lumière sur cette question. Rosemary, qui est bénévole de l'association DROIT de VIVRE est aussi membre active et déléguée enquêtrice de notre association: la SOSAD.
http://vannes.letelegramme.com/local/morbihan/vannes-auray/vannes/chiens-dangereux-obeir-a-la-legislation-19-11-2009-661742.php
Vannes ville
Chiens dangereux.
Obéir à la législation
19 novembre 2009 - Réagissez à cet article
Comme partout en
France, les propriétaires de chiens «catégorisés» (attaque, garde ou défense)
de l'agglomération vannetaise ont jusqu'à la fin de l'année pour se voir
remettre un permis de détention. C'est la nouvelle loi.
L'actualité peut s'avérer mordante: le détenteur et le propriétaire d'un
american staffordshire (ou «amstaff») ont écopé, mardi, devant le tribunal
correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis), de peines respectives de six et
trois mois de prison ferme. L'animal avait tué, en juin2006, une fillette âgée
de 17mois dans une ville de ce département. Pas de quoi revaloriser l'image un
rien sulfureuse de ce chien dit dangereux, classé en première (attaque) ou
deuxième catégorie (garde ou défense) selon qu'il soit croisé ou de race. En
font partie, également, le pitbull, le mastiff, le rottweiller et le tosa. En
attendant, sous toute réserve, un élargissement à d'autres «molosses»
(bull-terrier, cane corso, dogue allemand ou argentin)...
Plus de 2.000
animaux sur dix ans
Au gré des faits divers, l'État a choisi de renforcer, dans une loi datant du
20juin de l'année passée, les «mesures de prévention et de protection» des
citoyens «contre les chiens dangereux», rendant obligatoire l'obtention d'un
permis de détention pour les maîtres concernés avant le jeudi 31décembre. À la
clé, toute une série d'obligations. Mais faute, notamment, de formateurs agréés
en nombre suffisant, la souplesse devrait être de mise, un délai supplémentaire
pouvant être accordé. D'ailleurs, la forme même du sésame n'est pas encore
arrêtée à ce jour. Ces professionnels oeuvrent dans des clubs canins, comme à
Saint-Avé, ou directement à domicile, dans un endroit évidemment clos. À la
préfecture du Morbihan, Claire Cadudal-Fleury tient la laisse du dossier
«chiens dangereux». La responsable du bureau des politiques de sécurité
publique recueille actuellement les données communiquées par les municipalités.
Pour le moment, 150 communes, sur 261, ont répondu à une enquête répertoriant
les animaux visés entre 1999 et maintenant. Bilan provisoire: 116 chiens
d'attaque et 1.962 de défense.
Vingt chiens d'attaque
recensés à Vannes
Ces chiffres sont néanmoins à prendre avec des pincettes, tempère Claire
Cadudal-Fleury: «En réalité, ils sont inférieurs. Peu de communes nous ont
signalé le nombre réel de chiens présents sur leur territoire à l'instant
T.Certains animaux sont peut-être morts, sans compter les propriétaires qui ont
déménagé ou qui se sont signalés dans leur ville d'arrivée». Là, les canidés
sont parfois comptabilisés à deux reprises. Quelques exemples tout de même: à
Vannes, les services municipaux ont recensé 20 «molosses» de première catégorie
et 196de deuxième. Le rapport est de cinq pour 39 à Theix. Aucune présence de
chien d'attaque relevée à Saint-Avé, Séné ou Ploeren. Pratique Pour tous
renseignements sur la classification et la réglementation sur www.morbihan.pref.gouv.fr,
rubrique «sécurité, risques, prévention».
- Aurélien Douillard
Les amstaffs «ne
méritent pas leur réputation»
Rosemary Brami est
propriétaire de deux amstaffs, dont l'un a été «déclassé». Daniel Guyot, lui,
possède un rottweiller. Ils donnent leur point de vue sur la nouvelle
réglementation.
Mardi, dans la matinée, au club canin de Saint-Avé. Daniel Guyot, 61 ans, a
fait le déplacement de Brandivy pour prendre part au stage de sept heures
imposé pour se voir délivrer l'attestation d'aptitude à détenir Attila, 4ans et
43kg. Un mélange de théorie et de pratique, distillé par Serge Sovy, le
président des lieux et l'un des cinq formateurs actuellement reconnus dans le
département. Propriétaire d'un canidé classé dans la deuxième catégorie, Daniel
Guyot a ses raisons: «C'est pour garder la propriété. Je me suis déjà fait
cambrioler, la maison était sens dessus dessous. Un déclic: quand on rentre
chez vous, on pénètre dans votre intimité...». Et puis, «c'est un beau chien»,
avec sa robe noire aux tâches feu rappelant le beauceron, un berger plus élancé.
Le stage, plus l'évaluation comportementale chez un vétérinaire agréé,
également obligatoire en vue de l'obtention du permis de détention, reviennent
à environ 300 €. Sans compter l'assurance ou la vaccination antirabique.
«Un peu cher. Mais il y a des abus: des propriétaires ne prennent pas la mesure
de leur responsabilité».
Zara, 2 ans,
peut-être destinée à servir d'appât
Rosemary Brami, 27 ans, vit à Belz, avec six animaux: un chat, deux golden
retriever, un beauceron et deux... amstaffs, dont l'un a été «déclassé» en
boxer par un professionnel. C'est Zara, «boule de muscles et d'amour» affichant
25,6kg sur la balance. Un chien récupéré dans le Var alors qu'il était
peut-être destiné à jouer le rôle «d'appât pour des combats». Rosemary Brami
juge que les amstaffs «ne méritent pas leur réputation». Ceux qui font la
différence, ce sont les maîtres. Des détenteurs pas forcément «bien informés»
de la nouvelle réglementation. Quant à la formation sur une journée, «pour les
novices, ce n'est pas assez».
Fourrière de
Vannes: douze chiens dangereux récupérés depuis 2007
Il arrive que des maîtres, par irresponsabilité ou à la suite d'un moment
d'inattention, perdent le contrôle de leur chien. Quand ils ne l'abandonnent
pas. Ce dernier se retrouve alors à divaguer sur la voie publique. Un
rottweiller n'ayant plus que la peau sur les os a récemment été aperçu rôdant
dans la cité des Vénètes. Son détenteur était de Taupont, à quelque 50km de là.
Pas plus tard que le samedi 7novembre, la fourrière vannetaise a mis la main
sur un pitbull se trouvant dans la cage d'escalier d'une résidence de l'allée
de Limoges. Il a été remis à son propriétaire, Vannetais depuis peu, qui
disposait officiellement de huit jours ouvrés pour le récupérer. Passé ce laps
de temps, la ville en devenait le propriétaire légal.
Un animal
euthanasié
En 2007, la
fourrière avait mis la main sur dix chiens «catégorisés» (des rottweillers en
majorité), sur un seul en 2008, plus un autre cette année donc.
Tous ces «molosses» sont potentiellement dangereux. À la préfecture, Claire Cadudal-Fleury nuance, en faisant allusion à la classification: «Elle s'avère purement formelle. L'objectif n'est pas de stigmatiser les chiens, mais bien de responsabiliser les propriétaires». Car ce qui compte dans l'affaire, comme l'image le docteur Éric Marquet, c'est bien «l'attelage maître-chien».
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